Des Ailes aux Nuages

* * * * *Effacer le mouton, garder les nuages, ceux qui font rêver, voyager, imaginer, c'est ainsi qu'est naît Des Ailes aux Nuages. Au fil du temps, le grand cahier se remplit pour ne jamais oublier, peut-être m'aimerez-vous comme je vous aime* * * * *

lundi 30 janvier 2012

Un après-midi à la campagne...

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Une tarte au citron...

 


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La Lune, beaucoup tentent de la capturer en vain, certains y sont parvenus rusant d'imagination et de poésie.

Je ne saurais trop vous conseiller d'accepter leur rendez-vous en cliquant sur l'image ci-dessous ;0)

 

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Quand je pense à la Lune, impossible de pas associer le génial Georges MELIES.

melies_cameoGeorges Meliès 1861 - 1938


Georges MELIES est né à Paris le 8 décembre 1861, dans une famille de fabricants de chaussures de luxe. Il poursuit ses études au Lycée Impérial de Vanves, puis au Lycée Louis-le-Grand.

En 1881, il fait son service militaire à Blois, la patrie du prestidigitateur Robert Houdin.

Certains auteurs parlent de ses visites à Saint-Gervais-la-Forêt près de Blois, dans la propriété « Le Prieuré » d'Houdin, sans que ces visites soient attestées.

Alors qu’il veut devenir peintre, il travaille un temps dans l'entreprise de son père Jean Louis Stanislas Méliès (il y apprend notamment le métier de mécanicien qui lui sera très utile dans sa carrière).

En 1883, il est envoyé à Londres en Angleterre pour y perfectionner son anglais chez un ami, propriétaire d'un grand magasin londonien de confection : il y est vendeur au rayon des fournitures pour corsets et en profitera pour y apprendre la prestidigitation, notamment à l’Egyptian Hall dirigé par John Nevil Maskelyne et où se produit le célèbre illusionniste David Devant qui l'initie à son art, Méliès lui réalisant des décors en échange.

En 1885, il est de retour à Paris et se marie à Eugénie Genin (pianiste accomplie d'origine hollandaise, amie de la famille de sa mère qui lui apporta une belle dot), présente quelques numéros de magie dans des brasseries, à la galerie Vivienne et au cabinet fantastique du musée Grévin tout en étant journaliste et caricaturiste, sous le pseudonyme « Géo Smile », dans le journal satirique et antiboulangiste La Griffe, dont son cousin Adolphe Méliès est le rédacteur en chef.

Puis il vend ses parts dans l'entreprise familiale à un de ses frères pour 500 000 francs afin de racheter en 1888 au 8, boulevard des Italiens, Le Théâtre Parisien de Magie, à la veuve Léonie Robert Houdin pour 47 000 francs il récupère notamment le matériel des Soirées Fantastiques dont une dizaine d'automates construits par Robert Houdin, dont il devient le directeur, et y monte des spectacles de prestidigitation et de « grandes illusions » qu'il présente en Monsieur Loyal. Ces spectacles se clôturant par des projections de photographies peintes sur verre connaissent rapidement le succès grâce à l'inventivité, la poésie et le sens de l'esthétique de Méliès, notamment la collection d'automates raffinés aux gestes plus vrais que nature.

En 1891, il crée l'Académie de Prestidigitation, qui se transformera en 1904 en Chambre syndicale de la prestidigitation, afin de légitimer la présence des magiciens ambulants assimilés à des romanichels par la police. Il en fut le président pendant une trentaine d'années.

Le 28 Décembre 1895, Invité à la première projection publique de cinématographe des frères Lumière, au sous-sol du Salon indien du Grand Café, boulevard des Capucines à Paris, il comprend tout de suite ce qu'il peut faire du cinéma naissant et fait une offre d'achat aux frères Lumière. Leur père tente de l'en dissuader : le cinéma bénéficie selon eux d'un attrait de nouveauté, mais sa réalisation coûte cher et le retour sur investissement n'est pas assuré. Méliès pourrait s'y ruiner. Le fils Auguste Lumière fait de même : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n'a aucun avenir commercial ! » Peut-être, d'ailleurs, les frères Lumière ne voulaient-ils qu'écarter un concurrent potentiel, car pour leur part ils envoient des équipes de tournage sur toute la planète pour rapporter des images dans les salles. Peine perdue : il achète le procédé de l'Isolatograph des Frères Isola et le projecteur Theatograph commercialisé à Londres par l'opticien anglais William Paul. Il fonde sa propre société de production qu'il appelle Star Film - sans imaginer la signification universelle que ces mots allaient connaître, et dès le 5 avril 1896, projette des films classiques (scènes de villes et de champs) dans son théâtre grâce au kinétograph qui s'inspire des modèles qu'il a achetés et qu'il transforme bientôt en caméra en inversant le mécanisme et en perforant à la main des pellicules.

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Afin de renouveler l'intérêt du public, Méliès a l'idée non plus de tourner des scènes de la vie quotidienne mais de monter des fictions. Cette idée, née par sérendipité, vient lorsqu'il visionne avec un technicien une scène de rue avec un omnibus tournée sur les grands boulevards : lors du tournage, la manivelle s'est bloquée pendant une minute si bien que lors du visionnage, l'omnibus se transforme en corbillard. Alors que son technicien est prêt à jeter la pellicule, Méliès réalise le ressort comique de l'incident et choisit dès lors d'exploiter le « cinéma dans sa voie théâtrale spectaculaire », parodiant notamment les films des Lumière en « vues fantastiques ».

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En 1897, il crée dans sa propriété de Montreuil le premier studio de cinéma en France, un studio de 17 mètres sur 66, sa toiture vitrée à 6 mètres du sol dominant la scène, la fosse et la machinerie théâtrale. Il y filme ses acteurs (amateurs recrutés dans la rue, artistes de music-hall, danseuses du Châtelet et souvent des proches ou lui-même) devant des décors peints directement inspirés par les spectacles de magie de son théâtre, ce qui lui vaut le surnom de « mage de Montreuil ». Il filme également, faute de pouvoir être sur place, des actualités reconstituées en studio (son chef d'œuvre étant Le Couronnement (ou sacre) du roi Édouard VII présenté à la cour du Royaume-Uni en 1902). Il développe aussi un atelier de coloriage manuel de ses films, procédé largement inspiré de ce qui se fait pour la colorisation de photos en noir et blanc. Il se fait ainsi tour à tour producteur, réalisateur, scénariste, décorateur, machiniste et acteur.


De 1896 à 1914, il réalise près de six cents « voyages à travers l'impossible », autant de petits films enchanteurs, mystérieux, naïfs, à la beauté poétique aujourd'hui parfois surannée. Courts métrages de quelques minutes projetés dans des foires et vus comme une simple évolution de la lanterne magique. Son premier film important, l'Affaire Dreyfus (1899), est une reconstitution de 10 minutes qui témoigne de son intérêt pour le réalisme politique. Son Voyage dans la Lune (1902), chef-d'œuvre véritable d'illusions photographiques et d'innovations techniques, premier « long métrage » de 16 minutes, remporte un certain succès au point d'être exporté aux États-Unis.

Georges Méliès ne parvient cependant pas à rivaliser avec les sociétés à production élevée, ce qui fait dire à Méliès amer : « Laissons les profits au capitaliste acheteur et marchand soit, mais laissons au réalisateur sa gloire, ce n'est pas trop demander, en bonne justice ».

En 1911, Pathé devient le distributeur exclusif de la Star Film et prend progressivement le contrôle éditorial sur les films.

En 1913, Méliès cesse toute activité cinématographique.

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- Le Studio à l'abandon -

En Mai 1913, il perd sa femme et reste seul avec ses deux enfants, Georgette née en 1888 et André né en 1901.

Il ne peut disposer de ses fonds comme il le veut à cause de la présence de son fils mineur dans la succession. Il se trouve donc dans une situation financière extrêmement embrouillée lorsqu'éclata la guerre de 1914, Le Théâtre Robert-Houdin qui était devenu un cinéma avec séance de prestidigitation le dimanche seulement est fermé dès le début des hostilités par ordre de la police...»

De 1915 à 1923, Méliès monte, avec l'aide de sa famille, de nombreux spectacles dans un de ses deux studios cinématographiques transformé pour l'occasion en théâtre.

En 1923, il est poursuivi par un créancier, il revend à Pathé sa propriété transformée en cabaret d'opérette et quitte Montreuil. « Toutes les caisses contenant les films furent vendues à des marchands forains et disparurent. Méliès lui-même, dans un moment de colère, brûla son stock de Montreuil » selon Madeleine Malthête-Méliès. Ses films sont alors en majorité détruits, notamment fondus pour en extraire l’argent ou vendus, récupérés au poids et transformés en celluloïd pour les talonnettes de chaussures destinées aux Poilus.

Claude Autant-Lara, dans ses mémoires "La rage dans le cœur", décrit Méliès, en 1925, vendeur de bonbons dans la gare Montparnasse.

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- Jeanne d'Alcy 1865 - 1956 -

En 1925 il retrouve une de ses principales actrices, Jeanne d'Alcy (de son vrai nom Charlotte Faës, dite Fanny). Elle tient, dans la gare Montparnasse, une boutique de jouets et de sucreries.

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Il se remarie avec elle et ensemble ils s'occupent de la boutique. C'est là qu'il sera retrouvé en 1929 par Léon Druhot, directeur de Ciné-Journal, qui le fera sortir de l'oubli. Il en 1931, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur, par Louis Lumière...

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- Le Château d'Orly, aujourd'hui -

Après la faillite du magasin, le Couple Meliès est sans un sou, c'est ainsi qu'en 1932, Georges et Jeanne sont placés au Château d'Orly (photo ci-dessus), maison de retraite de la Mutuelle du cinéma qui leur évitera la misère. il meurt d'un cancer le 21 janvier 1938, à l’hôpital Léopold Bellan à Paris. Georges Meliès repose au Père-Lachaise à Paris.

En 1945, sa petite fille Madeleine Meliès, s'attèle à retrouver les oeuvres de son grand-père, bien plus tard en 1961 elle crée l'Association "Les Amis de Georges Meliès" avec l'aide de collectionneurs cinéphiles, et parvient à récupérer de nombreux films, savez-vous grâce à quoi finalement ? Aux oeuvres piratées, de nombreuses bobines non référencées dormaient dans des greniers poussièreux à travers le monde...

(Textes et Images grâce aux Amis Wikipédia et Google).


Le Voyage dans la Lune (1902)

Le chef d'oeuvre de Georges Meliès

 


Bises à vous,

* * * Aile * * *

Posté par A i l e à 09:08 - Gourmandises - Commentaires [0] - Permalien [#]
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