Des Ailes aux Nuages

* * * * *Effacer le mouton, garder les nuages, ceux qui font rêver, voyager, imaginer, c'est ainsi qu'est naît Des Ailes aux Nuages. Au fil du temps, le grand cahier se remplit pour ne jamais oublier, peut-être m'aimerez-vous comme je vous aime* * * * *

lundi 16 juillet 2012

Raymond Isidore dit Picassiette - Le Jardinier de la Porcelaine - Chartres Eure-et-Loir (28)

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- Raymond Isidore dit Picassiette

(1900-1964) -


 Il est né le 08 Septembre 1900 dans une famille misérable qui compte huit enfants, d'un père alcoolique et violent décédé en hôpital psychiatrique et d'une mère très pieuse qui fait ce qu'elle peut pour ses enfants mais finit par sombrer à son tour peu à peu dans l'alcoolisme.

Frappé de cécité (maladie ou problème psychosomatique ?) dans ses jeunes années Raymond guérit miraculeusement (vers 10 ans) en embrassant le pied du pillier Notre Dame de la Cathédrale de Chartres ;

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Après avoir fait son service militaire dans le 3ème régiment d'Artillerie coloniale à Vincennes pour ses classes puis en Allemagne en tant que Canonnier servant ou affecté aux cuisines, il obtient un certificat de bonne conduite.

De retour de l'armée, il fréquente un groupe de "durs" et en prend le style, jusqu'à sa rencontre avec Adrienne Rolland, une lingère, veuve avec trois enfants, de 11 ans son aînée. Il se mariera avec celle-ci en 1924 à la Mairie, puis en 1925 à la Cathédrale, ils s'installent dans un appartement d'un misérable quartier de la basse ville.

 

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- Adrienne Picassiette -

Pendant cette période il est Mouleur, proche des communistes, lit l'huma et se rend aux manifestations,

En 1926, il travaille comme Chauffeur du tramway à vapeur sur la ligne Chartres-Angerville,

En 1928, il achète un premier terrain, qu'il revend sans rien y avoir fait, les raisons ne sont pas connues exactement ...

      Souhaitait-il faire l'achat d'un autre terrain et bénéficier des facilités d'obtention grâce à la nouvelle loi ?

     A-t-il renoncé à cause du terrain d'aviation tout proche dont les avions lui faisaient une peur panique lorsqu'ils passaient au dessus de sa tête ?

     A moins qu'il ne s'agisse des suites de sa mésaventure, alors qu'il débrouissaillait son champ, un orage avait éclaté et la foudre été tombée à ses côtés, après quoi il était parti en courant ?

Le 24 Décembre 1929, il achète un terrain de quelques ares, et commence à construire sa maison, un simple rectangle sans eau ni électricité ;

Le 15 Novembre 1930, Raymond apprend le décès de sa mère, effondré et malgré la présence de sa femme et de ses trois "beaux" enfants, il se dit tout seul ;

En 1931, La famille Isidore s'installe dans la maison ;

En 1931-1932, il achète deux parcelles pour y établir son potager et son verger ; Son caractère dfficile lui joue des tours, il vit de petits boulots, notamment en tant que jardinier ;

En 1933, le tramway est remplacé par des cars, on lui propose une place de conducteur, il refuse de peur d'écraser les gens ;

Au chômage, il tente plusieurs expériences dans le commerce avec ses indemnités mais sans succès,

En Juin 1935, il est travaille au dépôt d'ordures de la ville ;

En 1936, Nommé Cantonnier, il gravit progressivement tous les échelons ;

En 1936-1937, il apprend seul à jouer de l'accordéon et tient une guinguette dans son jardin, sportif il joue au football et crée l'amicale des marcheurs sur Chartres ;

Mais tout cela ne semble pas suffire à Raymond, il est à la recherche d'autre chose, c'est au hasard de ses promenades à travers les champs qu'il aperçoit des petits morceaux de verre, de porcelaine et de vaisselle cassée qu'il amoncèle dans un coin de son jardin ; Puis l'idée lui vient sa maison achevée, en autodidacte il va s'attacher à sa décoration intérieure, et c'est ainsi que murs, objets, sols, tout trouve parure. Son art lui est dicté, selon lui, par des voix célestes, des rêves nocturnes.

Interminablement après ses heures de travail, ou ses périodes de chômage il écume les poubelles et la salle des ventes, où pour quelques pièces dérisoires il emporte ses "trésors" : des chines bleues, des Compagnies des Indes, etc. puis s'attaque aux murs extérieurs ;

De 1940 à 1958, une succession d'embauches et de démissions ponctueront son parcours professionnel, Raymond est reconnu par ses collègues comme un homme simple, doux et consciencieux, sobre et ponctuel, mais l'injustice le révolte et peut se mettre dans d'épouvantables colères ;

En 1939, Il est mobilisé puis réformé (raisons inconnues) ;

Pendant que la guerre fait rage et détruit, Raymond construit, embellit ;

En 1941, Il travaille dans un entrepôt de charbon ;

En Octobre 1945, Il redevient ouvrier à l'équipe de solidarité pour la ville, puis devient machiniste deux ans pour le Théâtre municipal, c'est un calvaire, lui si rougissant vis-à-vis des femmes, est contraint d'aider les comédiennes à se vêtir ou se dévêtir ;

En 1949, Il s'accroche avec le Directeur et se fait renvoyer, il s'en suit une crise où il doit faire un séjour en psychiatrie. Il retravaille pour l'équipe de solidarité et a une violente altercation avec le Directeur des travaux, ce dernier "l'expédie" comme balayeur de cimetière, une injustice pour Raymond qui rêvait d'être jardinier municipal ;

Mais jardinier il le deviendra et il sera seul maître de ses décisions, c'est sur les murs de sa maison qu'il plantera ses fleurs de porcelaine ;

Incompris, moqué, considéré comme un drôlet, on le surnomme Pique-assiette ;

En 1952, Sa maison est terminée, décorée à l'intérieur comme à l'extérieur, il marque une pause, c'est aussi la date d'une première publication sur "Picassiette" ;

C'est en Février 1956, qu'il achète un terrain voisin qui lui permet de doubler sa surface, il poursuit son oeuvre ;

En Janvier 1958, Il démissionne pour raison de santé, laisse libre court à son art ;

Début des années 60, Sa santé se dégrade rapidement, ses forces déclinent, il ne lui reste plus beaucoup de temps avant de passer, il se met à exécuter des fresques plutôt que des mosaïques afin d'accélérer son cheminement au cas où... Il reprend la mosaïque sur certaines fresques quand il a un regain d'énergie, puis arrive la phase ou il n'arrive plus à aboutir dans ses projets ou l'inspiration semble se tarir, Raymond se retrouve désoeuvré, en proie à une profonde détresse ;

En Avril 1960, La Ville souhaite réaliser un vaste projet immobilier social, exproprié il perd son potager, sa maison et son verger sont sauvés de justesse... Son petit verger si tranquille, est à présent encadré de nouveaux voisins peu scrupuleux, il est régulièrement la cible de voleurs ;

En 1962, Les petits revenus encaissés par Adrienne pour la visite de la maison risquent de rendre imposable Raymond Isidore, qui sur un coup de tête décide de jeter le pécul à la mare ;

En mai 1962, Raymond perd la tête, se prend pour le descendant du Christ, une agitation qui passe par des périodes plus sereines, où il admet que sa maison est terminée, que l'esprit s'est tû, qu'il a accompli sa mission, qu'il s'agissait du passe-temps de sa vie ;

En 1963, Les clichés de l'époque montrent un homme très vieilli, triste, édenté et désoeuvré ;

En 1964, Les crises se succèdent, il perd la raison, dans un délire il annonce la fin du monde et affirme que la terre va se diviser en deux ;

Le 05 Septembre 1964, A quelques jours de son anniversaire, il se rend une dernière fois à la Salle des ventes pour y rencontrer le Commissaire priseur, montrant la bande dessinée d'un journal local il s'écrit : "Eux aussi me poursuivent, vous voyez les petits nuages ? çà me représente, tout le monde me poursuit parce que j'ai de l'argent, l'Etre Suprême annonce que c'est la fin du monde, parce que je dis çà tout le monde m'en veut" ;

     Dans l'après-midi un orage éclate, il s'enfuit, désorienté. Tard dans la nuit, il annonce à la tenancière d'un bar que le lendemain il sera mort, qu'il va mourir cette nuit là, seul dans un fossé aux Grands-Près, qu'il ne doit pas mourir chez lui ;

     Puis Raymond Isidore demeure introuvable, jusqu'à ce qu'un couple en voiture l'aperçoive le lendemain en soirée, agonisant sur le bord de la route, la bouche emplie de terre, il est ramené chez lui et y décède au petit matin ;

En Novembre 1979, Sa veuve quitte la maison pour vivre en maison de retraite ;

En Novembre 1981, La Ville de Chartres achète la Maison ;

En Juin 1983, La Maison Picassiette est classée Monument Historique.

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La Maison Picassiette est située sur un petit côteau dominant la route de Chartres en Eure-et-Loir, parmi des pavillons de province. Une maison construite par un seul homme Raymond Isidore, dit Picassiette.

D'architecture naïve, où règnent fresques et mosaïques de faïence et de verre coulées dans le ciment, des réalisations sans dessins préalables, résultat de ses rêves, poussé par sa croyance.


 

"J’ai d’abord construit ma maison pour nous abriter. La maison achevée, je me promenais dans les champs quand je vis par hasard des petits bouts de verre, débris de porcelaine, vaisselle cassée. Je les ramassais sans intention précise, pour leurs couleurs et leur scintillement. J’ai trié le bon, jeté le mauvais. Je les ai amoncelés dans un coin de mon jardin. Alors l’idée me vint d’en faire une mosaïque, pour décorer ma maison. Au début, je n’envisageais qu’une décoration partielle, se limitant aux murs (...) Finalement, j’ai fait ma maison à mon goût, pour être dans mon milieu, ça me semblait tout naturel (...)". - Raymond Isidore -


 

33 ans à bâtir, décorer, seul en dehors de ses journées de travail,

... 29000 heures,

... 4 millions de débris de vaisselle,

... 15 tonnes !

Malgré un succès local tardif, il ne connût sa vie durant qu'incompréhension et moqueries...

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La première Maison,

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- Le fronton d'entrée -

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- La Cuisine -

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- Au fond le Mont St Michel -

 

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- Le Poële -

même les tuyaux sont décorés !

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- La Chambre à coucher à gauche la machine à coudre d'Adrienne -

La fresque de droite représente une oasis marocaine.

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- Le Boudoir Jardin d'hiver -

Autrefois il s'agissait de la chambre des enfants.


 

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- La Chapelle -

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Chez les Isidore, l'amour des animaux régne, nous les retrouvons souvent dans ses mosaïques, un chien, deux chats recueillis, des oiseaux des alentours étaient nourris, des poules des lapins (qu'ils offraient car ils ne savaient pas les tuer), une oie, une tourterelle qui vivra plus de vingt ans et leur survivra.

 

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"Les bêtes sont plus intelligentes que nous... Mieux vaut avoir affaire aux animaux qu'aux hommes, çà a plus de reconnaissance" - Raymond Isidore

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Concernant une tourterelle qui s'était laissée attraper par Raymond et qu'il avait offerte à sa femme il disait :

"L'esprit est là ! Ce sont les bêtes qui recueillent l'esprit. Je voudrais qu'il y ait des fleurs partout, partout, des fleurs, des oiseaux, des êtres inoffensifs"

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- Le Trône du balayeur -

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- Le Tombeau noir -


 

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- Le couple Isidore (Adrienne et Raymond Edouard)

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- Chartres -

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- Landru -


Le Jardin aux statues

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- Pasteur et l'oiseau -

"Mon jardin c'est le Rêve réalisé, le rêve de la vie où l'on vit en esprit dans l'éternité" - Raymond Isidore

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- Le mur de Jérusalem et le Trône de l'Esprit du Ciel -

 

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- Un Portrait de Raymond et Adrienne,

immortalisés par Robert Doisneau en 1953 -

 

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"Comme ma femme aime bien les fleurs, pour lui faire plaisir, pour ne pas la contrarier, j'ai dû mettre des fleurs dans mon jardin" - Raymond Isidore -

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"Je pense trop. Je pense, la nuit, aux autres, qui sont malheureux. çà m'empêche quelquefois d'être heureux. Je voudrais leur expliquer. L'esprit m'a dicté ce que je devais faire pour embellir la vie. Beaucoup de gens pourraient en faire autant, mais non : Ils n'osent pas. Moi, j'ai pris mes mains et elles m'ont rendu heureux. Je voudrais être un exemple. Nous sommes dans un siècle pas bien... Il faut revenir aux sources. Il faut, oui, mettre des fleurs sur les vivants...Quand on voit pleurer les gens dans un cimetière, on pleure aussi ! Je voudrais qu'en partant (d'ici) les gens aient envie de vivre aussi parmi les fleurs et dans la beauté. Je cherche une voie, pour que les hommes sortent de la misère...". - Raymond Isidore -

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- Repos avec vue sur la Cathédrale -

"Je suis comme quelqu'un qui est caché, qu'on a caché. Je dois sortir, me sauver de la mort pour rejoindre mon esprit. D'après moi on ne meurt pas, le corps se désagrège, mais l'esprit vit toujours" - Raymond Isidore -

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"Je suis dans la mort puisqu'on m'a mis balayeur dans un cimetière comme quelqu'un qu'on rejette parmi les morts...". Raymond Isidore, Balayeur au Cimetière de la Ville de Chartres.

 

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L'Artiste Chomo disait : "Une seule porte de sortie, le rêve..."

comme lui il avait osé ne pas s'arrêter aux limites imposées par la société et la collectivité ambiante quitte à le payer très cher par la solitude et l'isolement.


Source photos Internet mondial, sauf la Cathédrale.


Livre conseillé : Picassiette, "Le Jardin d'Assiettes" de Paul Fucks Editions Ides et Calendes, Raymond Isidore s'étant peu confié, une approche psychologique tente de le découvrir.

*

Points Négatifs : Je déplore l'ambiance hyper surveillée que l'on rencontre sur place au point d'avoir peur de sortir un mouchoir de son sac, l'interdiction de prendre la moindre photo alors que ce jour là il était même impossible d'emporter un dépliant ou un livre (rupture de stock) incompréhensible en début de saison, un mini musée (peut-être plus micro d'ailleurs) sombre et triste, j'ai dû m'informer par moi-même par internet ou avec le livre cité ci-dessus ...

Des ordres prodigués par la Ville, qui en est devenue propriétaire, des ordres que Picassiette, l'insoumis, avait toujours réprouvés pendant ses années de labeur, et qui finalement poursuivent ceux qui s'intéressent à son oeuvre.

*

Quelques phrases empruntées à Raymond Isidore piochée sur le livre Jardin d'Assiette :

En 1954, "N'hésitez pas à m'envoyer des touristes. Picassiette les recevra toujours avec plaisir",

En 1955, "Je suis toujours d'accord si l'on veut faire des photos et je réponds à toutes les questions qu'on me pose. Je dis toujours : Revenez me voir".

Puis l'Artiste, démuni d'inspiration, en grande souffrance mentale, devient sauvage se met à fuir les visiteurs, laissant le soin à son épouse (Maman Picassiette) d'organiser les visites...

*

Un film serait en projet depuis 2009, mais aurait été repoussé à 2013, faute d'avoir trouvé l'acteur tête d'affiche (pour ma part j'aurais bien vu Lorànt deutsch qui je trouve lui ressemble beaucoup, voir photos ci-dessous).

 

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Mon Avis : Un endroit incroyable où l'émotion et les messages interpellent ceux qui désirent voir au delà de l'homme.


 

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* * * * * Belle journée à toutes et tous, bisous, Aile * * * * *


Je vous laisse avec une chanson d'un artiste que j'adore et qui me vient en tête après ce message "Hello alone" de Charlie Winston

Posté par A i l e à 06:49 - Musées Insolites - Commentaires [0] - Permalien [#]
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jeudi 5 juillet 2012

Jean Linard "La Cathédrale" - L'oeuvre d'une vie Présentation en 100 photos - Neuville deux clochers - Cher (18)

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Jean Robert Linard (1931 - 2010)

Céramiste, Sculpteur, Peintre, Bâtisseur français.


Biographie :

Après avoir étudié à l’Ecole Estienne, de 1945 à 1949, il exerce le métier de graveur dans des imprimeries parisiennes.

1953, il épouse Andrée Thumerelle, puis divorce en 1962,

Depuis son adolescence, il s’intéresse à la terre et va régulièrement visiter les artisans et artistes du village de La Borne, Centre de poterie depuis cinq siècles.

1959, il s’y installe comme Potier avec la céramiste Anne Kjaersgaard,

1961, il achète une ancienne carrière de silex à Neuville deux Clochers, pour s'y établir.


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1973, il épouse Anne et divorce en 1973, il construit une grande partie de la maison d’habitation et des ateliers, utilisant presque uniquement des matériaux de récupération : poutres, chevrons, huisseries, tuiles, pierres issus de démolitions, briques de four de potier.

1974, il épouse Anne-Marie, qui sera sa compagne jusqu’à sa mort.

Il fut le père de huit enfants.

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Il crée des bols, des assiettes, des coupes aux émaux clairs et lumineux, allant du crème, au rose et jusqu’au noir en passant par de tendres bleus et céladons; dès les années soixante, il sculpte avec la terre ses premiers personnages tels «la vierge et l’enfant», la «pin-up», ses premiers oiseaux et machine à écrire.

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- Sculpture aux grands yeux de poupée -

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En 1974, il crée son premier chat en grès (inspiré par Moustique, le chat de la maison) et va peu à peu enrichir son œuvre de toute une variété d’animaux aux regards étonnamment humains et aux drôles de « tronches » tour à tour étonnées, espiègles, rêveuses ou malicieuses. Des oiseaux, des chats, des vaches, des chouettes et des éléphants viendront enrichir une production artistique toujours renouvelée, toujours surprenante. Des anges un peu démons, des monstres moins effrayants que drôles et des buissons de roses d’où émergent des visages témoignent de cette inventivité inépuisable.

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Tout au long de sa vie, il célèbrera ainsi chats, oiseaux, chouettes, vaches et éléphants, anges et monstres, évoluant sans cesse dans la forme et le choix des matériaux ; les premiers seront en grès puis viendra le raku, le fer et la mosaïque en passant par le ciment. Parmi les créations de ses dix dernières années, certaines seront monumentales tels ses grands personnages de 2-3 m de haut en fer et mosaïque qu’il appellera « Les Gardiens du temple ».

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- Au centre "L'esprit du vent" -

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Quant à son œuvre picturale, elle est faite de paysages du Berry, de marines, de portraits, de bouquets de fleurs et de peintures abstraites.

Bâtisseur infatigable, il remodèlera sa maison, créant de nouvelles pièces, transformant et refaisant les toitures qu’il agrémentera de tuiles de couleur et de tuiles-personnages de sa fabrication, décorant les cheminées, le tour des portes et des fenêtres de mosaïques aux couleurs éclatantes.

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- Personnages sur les tuiles, aux cheveux de jujubes

comme si le propriétaire était encore là -

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En 1981, il construit la «Tour Rocard» et tout un espace attenant, avec les briques d’un ancien four qui appartenait au scientifique Yves Rocard (Père de Michel) amateur des créations de Jean Linard.

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Le batistère :

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En 1984, il commence ce qu’il a d’abord appelé une chapelle, puis une église et qui deviendra "La Cathédrale". Il y consacrera une grande partie de ses 26 dernières années. Il disait d’elle que c’était « la cathédrale la plus haute du monde puisque c’est le ciel qui en est le toit ». C’est une œuvre majeure, représentative de l'art brut, et les réactions qu’elle suscite, tant positives que négatives (souvent très tranchées, dans les deux sens), relèvent de ce contexte artistique.

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La Cathédrale

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- L'hôtel de la Cathédrale, plusieurs mariages y ont été célébrés -

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De triangle en triangle, accompagnés par la musique de ses « planètes-musiciennes » dont le vent règle la mélodie.

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Le visiteur découvre gravés sur la mosaïque les noms de ses enfants et petits enfants, Jésus, Méhomet, Bouddah, Baha'u'llah, Gandhi, Martin Luther King, Soeur Emmanuelle, Mère Thérèsa, Picassiette, Gaudi, Picasso et autres personnages que Jean Linard affectionnait particulièrement.

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- Mosaïque pour Soeur Emmanuelle -

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- Mosaïque pour Martin Luther King -

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- Mosaïque pour le Facteur Cheval -

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- Un trône sous haute protection -

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Tout au fond de l’ancienne carrière, en s’asseyant sur son théâtre-gradins, témoin de nombreux spectacles de tout genre (Théâtre, Musique, Récital de chansons et même un Défilé de mode), les visiteurs apprécient la paix et la sérénité du lieu.

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Proche de la nature, jardinier à ses heures, sa création est parfaitement intégrée au bois où se trouve sa maison. Un dialogue s’instaure entre l’œuvre et la nature, permettant à ces éléments de se valoriser l’un l’autre.

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- Mon mari ravi de sa visite, bien installé dans un siège de mosaïque -


 Hommage à la Sagrada Familla de Gaudi, mais également au Palais Idéal du Facteur Cheval et à la Maison Picassiette de Raymond Isidore, respectivement classés, la Cathédrale de Jean Linard est un important témoignage d’architecture insolite en France.


Capture d’écran 2012-07-04 à 09- Un gardien gisant au sol, après un hiver rigoureux, reprendra-t-il un jour son applomb ? -

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- La tombe de Jean Linard, au coeur de sa forêt, sans la date de son départ,

on ne meurt finalement jamais complètement -

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Jean Linard souffrant d'un cancer s'éteint en 2010 ; Sa famille consciente de ne pouvoir entretenir les lieux, décide de mettre en vente la propriété.

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En 2012, une pétition pour la sauvegarde des lieux est signée par 43 spécialistes de l'art brut et singulier puis envoyée à Frédéric Mitterrand, alors Ministre de la Culture et de la Communication ; Mi février, la pétition est validée à la Séance Plénière de la Commission Régionale du Patrimoine et des Sites.

27 Mars 2012, la Cathédrale est en voie d'inscription à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

Frédéric Mitterrand a défini ainsi l’œuvre de Jean Linard : « C’est une œuvre de l’esprit, là où nous sommes, et c’est tout à fait extraordinaire et j’espère bien que ce lieu pourra être préservé et pourra être visité par de nombreux promeneurs et de nombreux visiteurs étrangers car c’est un endroit extraordinaire. »

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- Au revoir Jean Linard -


 

(Photos persos, texte rédigé avec l'aide Wikipédia)


L'Artiste était passé en 2004 chez Mirelle Dumas "Vie Privée, Vie Publique", une rencontre pleine de d'humour :

 


Mon avis : Une très belle promenade dans cette forêt enchantée, que je recommande volontiers.

Une oeuvre colossale joyeuse et colorée ; La réalisation d'un fou diront certains... Non celle d'un homme simple et persévérant qui rêvait d'un monde d'amour et de paix entre les hommes.

Espérons qu'un accord sera trouvé pour la vente et le devenir du domaine (notamment veiller à son entretien/restauration), c'est ce que Jean Linard aurait certainement voulu "Quelle connerie la guerre" écrivait-il sur une de ses mosaïques...


 

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* * * Bises Aile * * *


En savoir plus ...

En 2014, un web-documentaire, crée par la Région Centre, dédié à Jean Linard a vu le jour :

(cliquez sur l'image ci-dessous pour le découvrir)

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En savoir plus sur les techniques employées :

(Cliquez sur le drone)

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Voir cette oeuvre du ciel… Quelle belle idée, comme si nous pouvions l’apprécier comme Jean Linard pourrait l'admirer d’où il est, pas de toit pour le ciel, pas de toit sur sa terre...

Je dis BRAVO !

(Merci à Virginie Muller pour son message) 18/06/2015

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mercredi 3 novembre 2010

Des tas de Calins * * *

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mardi 2 novembre 2010

Pas de grève pour le sport * * *

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* * * Bises, Aile * * *

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jeudi 14 octobre 2010

Le beau Dabo * * *

Alors que nous nous étions plus ou moins égarés en camping-car en tentant de chercher un endroit pour dormir. La nuit avait bien refermé l'écrin pour ne le laisser s'ouvrir qu'au petit matin. A l'heure où la nature aime se prélasser dans la rosée, nous avons découvert ce lieu magique, empreint d'histoire et de légendes.

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Comme une île perdue au milieu de l'océan, le Rocher de grès rose du Dabo surmonté de sa chapelle, se dresse à 664 mètres au milieu des sapins. Il est situé sur les contreforts des Vosges Mosellanes, entre Sarrebourg, Phalsbourg et Saverne, dans le département de la Moselle et la région Lorraine


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Petite histoire :

Au Xème siècle, se dressait le Château de Dabo ou Dagsburg en allemand (composé d'un donjon seigneurial, de tourelles d'observation, de réserves, d'écuries, d'un puits, le tout protégé d'une épaisse muraille). Il ne reste aujourd'hui que les fondations et le puits derrière la Chapelle.

D'abord propriété des Comtes de Nordgau issus des Ducs d'Alsace, des Carolingiens et Mérovingiens, le Château passa aux mains de la Famille  d'Eguisheim-Dabo dont le plus célèbre fut Léon IX  du 10-ème jusqu'au début du XIII-ème Siècle,  puis en 1225 à celles des Princes de Linange et ce jusqu'en 1773.

Ces derniers refusèrent allégeance au Roi Louis XIV, car dévoués à leur Suzerain l'Empereur d'Allemagne.

Les Princes de  Linanges résidant en Allemagne, la garnison du Dabo n'était constituée que de paysans encadrés de gardes-chasse. Ceux-ci considérés comme des brigands n'hésitaient pas à écumer le pays pour détrousser et jeter au cachot bourgeois et commerçants contre des rançons ; le prétexte d'attaque fut tout trouvé par le Monarque français, mais aussi du Maréchal de Créquy qui considérait la place comme un des meilleurs passages pour venir d'Alsace à Sarrebourg. Un long siège s'en suivit, la capitulation eut lieu en Mars 1677 suite à un accord assez intéressant, c'est ainsi qu'il y fut placé 150 fusiliers et une compagnie de dragons pour interdire tout passage de troupe.

L'Alsace ayant été acquise militairement, la place n'attira plus l'intérêt royal,  le Château d'abord pillé, fut rasé par l'armée française en 1679 conduite par le Baron Monclar, sur l'ordre du Roi de France et de son Ministre Louvois, malgré les protestations énergiques des Linange qui considéraient que l'accord d'origine stipulait que le Château resterait intact.

En Février 1801, le Traité de Lunéville fut signé entre Bonaparte et l'Empire germanique, ce qui fit que tous les territoires de la rive gauche du Rhin furent reconnus à la France. Les Princes de Linange reçurent des compensations en Allemagne, et gardèrent les titres de Comtes de Dagsburg et d'Apremont.

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La première Chapelle Saint Léon érigée en 1828 ayant souffert des intempéries fut démolie en 1889, et reconstuite l'année suivante dans un style néo roman, c'est ici que serait né en 1002 Bruno de Dabo, Evêque de Toul devenu Pape (Léon IX) en 1048,  on peut y voir au dessus du porche les armoiries des Comtes de Dagsburg ainsi que celle de Saint Léon (voir photos ci-dessous)

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Une foule d'histoires peuple les lieux,

C'est ainsi que nous avons pu lire sur un article de presse, à l'entrée du site :

"Il y avait un trésor dissimulé dans les passages souterrains de l'ancien château fort du Dagsbourg, des richesses dérobées au Maréchal Créqui qui servirent de prétexte pour justifier l'assaut donné en Mars 1677. Selon la légende, le trésor était enfoui sous une pierre angulaire que personne ne réussit à soulever. Mais un jour, deux étrangers guidés par un homme de la région, réussirent à s'en emparer. Il fallut sept mules pour le transporter. L'informateur obtient des boeufs en récompense. Du trésor il n'y en eut plus jamais la moindre trace..." ;

"La Dame blanche du Rocher : Une nuit, deux habitants de Dabo, gardiens de troupeau, ont vu apparaître une Dame blanche au seuil du puits ancien sur le rocher. Elle leur fit signe d'approcher, ce qu'ils firent bien que surpris et apeurés. C'est à ce moment que la femme leur fit découvrir un trésor caché au fond du puits ! Les deux hommes essayèrent aussitôt de le récupérer, équipés d'une houe. Lorsqu'ils réussirent à l'extraire du puits, l'horloge de l'église se mit à sonner minuit. le fabuleux trésor leur glissa entre les mains pour retomber au fond du puits et disparaître... Nul ne le retrouva plus jamais."

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Dabo est encore aujourd'hui célèbres pour ses tailleurs de cristal et de verre...

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Je vous recommande un petit restaurant sympa, découvert complètement par hasard, aux saveurs savoyardes dans un authentique chalet tenu par un Maître Restaurateur, c'est à Buhl Lorraine que vous trouverez votre bonheur, tout y est parfait, le décor, l'accueil, les plats copieux, originaux et particulièrement soignés !!

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Cliquez << ici >> pour voir le Site Officiel

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Belle fin de semaine à toutes et tous et à bientôt
pour d'autres sentiers.

*** Aile ***

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mardi 12 octobre 2010

Hauterives, Le Facteur Cheval qui a matérialisé ses rêves * * *

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- Les trois géants -

César, Vercingétorix et Archimède sont les protecteurs éternels des momies égyptiennes.

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- La célèbre brouette du Facteur Cheval -

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- Le belvédère, avec le cadran de la vie -

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- Vue générale du Palais depuis le belvédère -

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La Façade Ouest ...

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- Entrée du Labyrinthe sud (Palais imaginaire, Mosquée) -

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- Entrée du Labyrinthe Nord (Galerie des sculptures au temps primitif -

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- La Maison blanche -

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- Vue générale de la Façade ouest -

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- Le tombeau du silence
et du repos sans fin -


C'est la dernière demeure du Facteur Cheval, son oeuvre ultime, elle se trouve au cimetière de Hauterives, construite entre 1914 et 1922.


A bientôt,
Merci à toutes et tous pour votre fidélité à mon blog,
* * * Aile * * *


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lundi 11 octobre 2010

Hauterives, Le Facteur Cheval qui a matérialisé ses rêves * * * Partie 1/2

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- Joseph-Ferdinand Cheval dit le Facteur Cheval -

né à Charmes-sur-l'Herbasse (Drôme) le 19 Avril 1831,
décédé à Hauterives (Drôme)  le 19 Août 1924.


L'histoire commence en 1836, et n'a rien d'un conte de fées, le jeune Joseph Ferdinand vient au monde dans un environnement rural très pauvre, où les traditions et les superstitions sont nombreuses.

Il perd sa mère à l'âge de 11 ans, puis son père à l 'âge de 19 ans, par la suite il perdra sa première femme Rosalie, puis son premier fils âgé d'un an, sa fille de 15 ans. La mort deviendra obsédante et omniprésente dans la réalisation de son oeuvre.

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D'abord boulanger à Valence aux environs de 1856, il échappe au service militaire à cause de sa petite taille. Ferdinand se marie une première fois avec Rosalie Revol en 1858, et devient ouvrier boulanger à Chasselay (près de Lyon), peu présent au domicile conjugal au point que même sa femme semble ignorer exactement où il vit.

Ce n'est qu'à la naissance de son premier enfant en 1864 qu'il abandonne ce métier. Ferdinand devient ouvrier agricole, sa femme lingère ; un deuxième enfant Ferdinand-Cyrille arrive au sein du couple en 1866, et l'année suivante Ferdinand postule pour un emploi de facteur. D'abord à Anneyron en 1867, il obtient  ensuite la tournée de  Peyrins près de Romans, puis est affecté à Bourg-de-Péage. En 1869 il est muté sur sa demande à Hauterives.

Rosalie meurt en 1873 à l'âge de 32 ans, les enfants sont confiés à ses parrain et marraine.

Ferdinand se remarie cinq ans plus tard avec Claire-Philomène Richaud dont la dot équivalente à deux ans de salaire de facteur et une petite propriété permettra au Facteur Cheval de faire l'acquisition d'un lopin de terre à Hauterives.

L'homme parcourt 32 kilomètres quotidiennement pour sa tournée, plongé dans ses pensées oubliant la fatigue, quels que soient la lourdeur de sa saccoche, le temps, la qualité du terrain, jusqu'en Avril 1879, ou une chute sur une pierre va tout déclencher. Il va collectionner les pierres et les entasser dans son jardin au risque d'être pris pour un pauvre fou.

La construction débute en 1879, par un bassin creusé sur une parcelle de quatre ares et seize centiares. C'est l'année de naissance également de sa fille Alice-Marie-Philomène.

Entre 1881 et 1884, vont se succéder la construction de cascades, de grottes, tombeau. Il va apprendre seul et au fur et à mesure les rudiments de l'architecture, du dessinateur, du sculpteur. Il amasse et assemble les plus belles pierres de rivière, les pierres molasses des côteaux et les lie de sable à mortier des balmes. Son oeuvre peu à peu se dessine et a besoin de plus d'espace, il achète alors des terres aux alentours grâce à la dot de sa deuxième épouse.

Le Facteur est fasciné par les cartes postales et les magazines qu'il distribue, ils alimentent ses rêves et nourrissent sa passion créatrice.

En 1894, il perd sa fille Alice ; l'année d'après aidé d'un maçon, il construit une grande maison avec terrasse, qui porte le nom d'Alicius en hommage à sa fille disparue.

En 1907, Ferdinand a pour idée de faire visiter son oeuvre et engage une servante, qui sera notamment chargée de faire visiter et de monter l'eau à l'aide de seaux pour alimenter les cascades.

Il travaille comme un forçat, les mains brûlées par la chaux, jusqu'en 1912.

Catastrophé d'apprendre que la législation lui interdit de pouvoir être inhumé un jour au sein de son tombeau égyptien, âgé de soixante dix sept ans, il a encore la santé pour construire un autre tombeau mais cette fois il prend une concession au cimetière de Hauterives, la même année son épouse décède.

Le 19 Août 1924, Ferdinand Cheval part rejoindre sa dernière oeuvre pour un repos bien mérité.

En 1969, Le Palais laissé par ce "fou" visionnaire qui n'a eu cesse que de matérialiser ses rêves animé d'une volonté à toutes épreuves, est classée aux Monuments Historiques par André Malraux.


"Lorsque j'ai commencé, je ne pensais pas à arriver à des proportions pareilles, mais je trouvais toujours quelque chose de nouveau dans mes rêves et je construisais à mesure."

Lettre du Facteur Cheval, Janvier 1905.

*

"Fils de paysan je veux vivre et mourir pour prouver que dans ma catégorie il y a aussi des hommes de génie et d'énergie. Vingt neuf ans je suis resté facteur rural. Le travail fait ma gloire et l'honneur mon seul bonheur ; à présent voici mon étrange histoire. Où le songe est devenu, quarante ans après, une réalité."

Ferdinand Cheval, le 15 Mars 1905.

*

"Le temps ne comptait pas lorsque le service de la Poste était achevé, j'aurais pu employer mes loisirs à la chasse, à la pêche, au billard, aux cartes. J'ai préféré à tout la réalisation de mon rêve.
Il m'a coûté 4000 sacs de chaux et de ciment et mon Monument représente 1000 mètres cubes de maçonnerie soit 6000 francs ; mais avec cela on m'assure que mon nom passera à la postérité, c'est flatteur !"

Ferdinand Cheval, Cahier de Décembre 1911.

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10 000 jours, 93 000 heures et 33 ans d'épreuves, les vingt premières années consacrées uniquement aux murs extérieurs.

*

"La façade Est mesure 26 mètres de longueur, celle d'Ouest 26 mètres également, celle du Nord 14, celle du Sud 12.

La hauteur varie par endroits de 8 à 12 Mètres."

Témoignage du Facteur Cheval en 1911.


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Cliquez sur l'image ci-dessus pour visiter le Site officiel



La Façade Nord :

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- La grotte du cerf -

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- Grotte de la biche -

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- La pieuvre -

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(La suite demain...)

* * * Bises, Ailes * * *

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lundi 13 septembre 2010

Le pic'assiette * * *

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Bon début de semaine à toutes et tous,
* * * Bises, Aile * * *

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jeudi 9 septembre 2010

Au détour d'un chemin * * *

                           Ce que j'aime sur la route des vacances ?

                                  Les rencontres insolites !

blog_chameaux

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* * * Bisous * * *

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mardi 7 septembre 2010

Les lapinous ? Il y en a partout ! * * *

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Et puis,

un Bon Rétablissement à l'Ami Patriarch !

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