Des Ailes aux Nuages

* * * * *Effacer le mouton, garder les nuages, ceux qui font rêver, voyager, imaginer, c'est ainsi qu'est naît Des Ailes aux Nuages. Au fil du temps, le grand cahier se remplit pour ne jamais oublier, peut-être m'aimerez-vous comme je vous aime* * * * *

jeudi 5 février 2015

J'aimerai changer de carte postale...

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J'espère que vous allez bien, toutes et tous,

* * * * * Aile * * * * *

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vendredi 15 novembre 2013

Moustiers Sainte-Marie - Alpes de Haute Provence (04)

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Blottie contre un escarpement rocheux à 634 mètres d'altitude, Moustiers est souvent comparée à une crèche avec son étoile suspendue dans le vide, et fait partie des plus beaux villages de France et du Parc Naturel régional du Verdon.

Moustiers-Sainte-Marie est une commune française située dans le Département des Alpes de Haute Provence (04).

Le Moyen Âge :

Vers l'an 300 : La cité romaine de Rietz devient évêché et prend le nom de Moustiers (du latin Monasterium),

Des moines venus des Îles de Lerins (archipel français situé dans la baie de Cannes) pour évangéliser la contrée élisent domicile dans les grottes de tuf de Saint-Maurin, à proximité de la cité, aidés des paysans, ils défrichent les terrains, et créent la première communauté, des sanctuaires troglodytiques sont crées, mais sont plusieurs fois attaqués et pillés, par les Francs, les wisigoths et les Sarrasins au IXème siècle. 

1052 : Un chapitre de chanoines y est fondé, et perdure jusqu’aux dons de toutes les églises de Moustiers et de la vallée à l'abbaye de Lérins en 1097.

XI et XIIème siècles : Le monastère se partage les droits seigneuriaux avec l'abbaye de Lérins, avant que le bourg rejoigne le domaine des Comtes de Provence.

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XIIIème siècle : Le Comte de Provence accorde un consultat aux habitants, et installe le siège d’une baillie à Moustiers en 1300.

En 1305 : Une petite communauté juive s'établie à Moustiers (soit une cinquantaine d'habitants environ). La présence de cette communauté, d'un marché important, sont des indices montrant qu'à cette époque, Moustiers est une petite capitale régionale.

En 1312 : Guillaume de Moustiers-Gaubert, Seigneur de Ventavon, donne une procuration à son fils, le damoiseau Bertrand, pour vendre sa part de Moustiers au roi Robert. La famille des Moustiers-Gaubert est une des familles nobles les plus vieilles de Provence. J.-P. Poly signale qu'au XIème siècle, elle figure parmi les plus anciennes familles de propriétaires laïcs dont les possessions est situées dans la région du Verdon.

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- La Reine Jeanne 1ère de Naples, Comtesse de Provence -

assassinée sur l'ordre de son cousin Charles, Duc de Duras

(née vers 1326 - 1382)

 

 

La mort de la Reine Jeanne 1ère de Naples et Comtesse de Provence, ouvre une crise de succession à la tête du Comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras, Roi de Naples contre le Duc Louis 1er d'Anjou (fils adoptif de Jeanne). 

En Avril 1386 : La communauté de Moustiers se rallie au parti angevin après la mort du Duc et des négociations avec la régente Marie de Blois. Celle-ci accorde à la communauté le rattachement au domaine royal, ce qui signifie relever d’un autre régime légal et fiscal.

De 1442 à 1471 : Après la guerre de 100 ans et une fois la sécurité revenue, plusieurs familles venues de Sausses s'installent à Moustiers afin de repeupler la communauté.

*

Du XVIe au XVIIIe siècle :

En 1540 : La baillie est érigée en viguerie en même temps que toutes celles de Provence ; elle est aussi d’une foire jusqu’à la Révolution. Le bourg connaît une grande renommée aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à ses faïences.

En 1668 : Un religieux, venu de Faênza (Italie), confie à un potier de la ville, Pierre Clérissy, le secret du bel émail blanc laiteux (faïence stannifère) qui va assurer avec le bleu dit « de Moustiers » la réputation des faïences locales.

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Louis XIV qui a ordonné la fonte de la vaisselle d'or et d'argent pour renflouer le trésor royal, souhaite une vaisselle suffisamment raffinée et distinguée digne d'être posée sur les tables seigneuriales et princières , fait acquérir à la faïence de Moustiers une notoriété de premier ordre dans les cours d'Europe.

À la fin du XVIIIe s : Douze ateliers tournent à plein régime. 

En 1788 : Moustiers est un des rares bourgs de Haute-Provence à accueillir une loge maçonnique avant la Révolution, nommée Les Indissolubles et affiliée à la Grande loge provinciale.

*

Révolution française : 

La nouvelle de la prise de la Bastille est accueillie favorablement, cet événement annonçant la fin de l’arbitraire royal et, peut-être, des changements plus profonds dans l’organisation de la France. Immédiatement après l’arrivée de la nouvelle, un grand phénomène de peur collective s’empare de la France. Des rumeurs de troupes de plusieurs milliers d’hommes en armes, soldés par les aristocrates et dévastant tout sur leur passage, se propagent à grande vitesse et provoquent la panique. On sonne le tocsin, on s’arme, on envoie des messages aux villages voisins pour se renseigner, ce qui propage la peur. Les solidarités se créent ainsi ; les milices formées à cette occasion constituent la base des bataillons de la Garde Nationale. Cette Grande Peur, venant de Digne et appartenant au courant de la « peur du Mâconnais », atteint Moustiers et sa région le 31 juillet 1789 avant de s’éteindre.

Le prieuré Saint-Jean, qui appartenait à l’abbaye Saint-Victor, est vendu comme bien national.

Une société patriotique y est rapidement créée : elle fait partie des 21 premières créées dans les Basses-Alpes, avant juin 1792. Le 5 frimaire an III, le représentant en mission Gautier épure la société.

*

Époque contemporaine :

Le 02 décembre 1851 : Le coup d'Etat du commis par Louis Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 14 habitants de Moustiers-Sainte-Marie sont traduits devant la commission mixte, la majorité étant condamnés à la déportation en Algérie.

*

En 1873 : Le dernier four à faïence s'éteint, La nouvelle mode de la porcelaine et de la faïence fine anglaise met fin à la fabrication des très belles pièces produites à Moustiers et qui ont fait sa renommée dans les cours d'Europe aux XVIIème et XVIIIème siècles.

 

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  - Marcel Joannau dit Marcel Provence -

(1892-1951)

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Jusqu’au milieu du XXe siècle : la vigne est cultivée à Moustiers Sainte-Marie sur plusieurs dizaines d’hectares, le vin est destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Aujourd'hui, cette culture est  abandonnée.

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- Le Riou -

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L'église Notre-Dame qui fut à l'origine la chapelle d'un monastère important, est constituée d'un ancien cloché lombard à la structure bien étrange. Cette tour carrée haute de 22 m est composée de quatre étages de baies romanes.

Datant de 1447, elle fait partie des quatre clochers mouvants recensés en Europe, construits avec tant d'habileté qu'ils bougeaient en même temps que les cloches. Pendant longtemps, on crut à une défaillance de la construction ce qui entraîna un renforcement des murs pour l'immobiliser.

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Le coeur de l'église renferme un sarcophage du IVème siècle en marbre blanc servant aujourd'hui d'autel. 

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La deuxième église, Notre-Dame-de-Beauvoir  est située dans l'échancrure où coule le torrent du Riou, elle est un important centre de pélerinage. Perchée dans les grottes de Tuf, à l'endroit où s'installèrent les premiers moines, elle offre un point de vue incomparable sur toute la vallée mais il faut gravir... les 365 marches.

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Une étrange étoile dorée est suspendue à 250 m au-dessus du vide grâce à une chaîne tendue entre deux montagnes.

La légende raconte, qu'elle aurait été placée là au XIIème Siècle, en ex-voto par le Chevalier Blacas pour remercier dieu d'être revenu vivant des croisades.

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Dans mes valises : Pour ma part, j'ai craqué pour un petit chat en faïence (presse papier), inspiré du chat de l'artiste, on peut le trouver à "Art Provençal - Le Cloître" près de l'église - 

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Les + :    Un adorable village qui mérite bien son titre d'un des plus beaux villages de France,

                Il est très agréable de flâner dans les ruelles, de se laisser aller à choisir une faïence...

                Ne partez pas sans avoir dégusté une glace à la lavande !

Les - :     Il faut être très patient pour trouver à se garer.

                La village était envahi de mouches à cause de la chaleur.

Regret :  Cet après-midi là il faisait très chaud, je n'ai pas eu le courage de monter à la 2ème église, d'où le panorama paraissait magnifique.


* * * * * Bises Aile * * * * *

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mardi 5 novembre 2013

L'abbaye du Thoronet - Var (83)

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A l'aube du XIIème siècle, l'ordre monastique clunisien atteint son apogée et affiche puissance, gloire et richesse.

Un moine Robert de Molesme, réagit et décide de revenir  à la règle stricte de Saint Benoît, rédigée vers 534, qui prône l'humilité, l'obéissance, la pauvreté et le juste équilibre entre le travail manuel et la prière.

En 1098, il fonde le monastère de Cîteaux, près de Dijon, qui donne son nom au nouvel ordre.

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- Ci-dessus la maquette présentée dans la salle des pressoirs -

A partir de 1109, Etienne Harding codifie la règle cistercienne.

Entre 1113 et 1115, Cîteaux fonde les quatre premières de ses "filles" : La Ferté, Pontigny, Morimond et Clairvaux. Sous l'abbatiat de Bernard, de 1115 à 1153  qui réaffirme avec vigueur la règle de Saint Benoît, Clairvaux devient le centre de l'ordre cistercien qui essaime à travers toute l'Europe. Fustigeant viollemment l'apparat de Cluny, Bernard de Clairvaux trace la voie de la rigueur et du dénuement. Seuls le travail et la prière doivent animer les cisterciens, alors dénommés les "moines blancs". En 1153, à la mort de Saint Bernard, Clairvaux compte plus de 160 moines, tandis que la nouvelle famille cistercienne dénombre près de 350 abbayes.

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L'abbaye du Thoronet exprime l'essence même de l'art cistercien fait de dénuement extrême.

Simplicité géométrique des volumes, pureté des lignes, ombres et lumière, beauté de la pierre caractérisent son architecture.

Autour du cloître, s'ordonne les espaces de la vie spirituelle et quotidienne des moines : Salle du chapitre, parloir, réfectoire, dortoir... L'église, lieu de la prière exprimée par le chant, est dotée d'une acoustique exceptionnelle.

Elle est classée aux Monuments Historiques depui 1840.

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Dans une des salles, un film retrace l'histoire de l'abbaye.

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- Le lavabo cistercien -

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- Le Cloître -

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Le cellier se présente actuellement sous la forme d’une longue pièce rectangulaire Au xvie siècle le cellier est transformé en cave à vin. Il reste actuellement des pressoirs de cette époque.

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Le bâtiment des convers, le cellier et la grange témoignent de l'activité domestique et économique.

(Texte avec l'aide du dépliant touristique et Wikipédia).

Le Site officiel de l'Abbaye c'est  > ici <


Juste à côté de l'Abbaye, une bonne adresse Le Domaine La Manuelle Sainte Croix, le rosé et le muscat y sont divins...

Cliquez sur l'image pour avoir les coordonnées :

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 * * * * * A bientôt pour une nouvelle promenade, bises, Aile * * * * *

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mercredi 30 octobre 2013

La Basilique Sainte Marie-Madeleine à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume -- Var (83)

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La Basilique de Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, achevée en 1532 est le plus bel exemple d'architecture gothique bâti en Provence.

En 1279 Charles II d'Anjou, futur Comte de Provence, Roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem, et neveu du Roi Louis IX, retrouve l'oratoire enfoui par les Cassianites et le tombeau de Sainte Marie-Madeleine. Le 05 Mai 1280 il fait procéder à la solennelle reconnaissance des Saintes Reliques et ordonne la construction d'une église monumentale où le culte de la Sainte pourrait se développer avec grand éclat. Il demande la venue des Dominicains pour être les gardiens de ce sanctuaire.

En 1295, le Pape Boniface VIII autorise l'établissement d'un couvent de Dominicains. Ils auront aussi la charge du suivi des travaux. 

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De 1296 à 1340, la première tranche de travaux est réalisée sous la direction de Maître Pierre puis de Jean Baudici Architectes et des Prieurs Jean Vigorosi et Jean Gobi. Elle permet la construction des absides et des cinq premières travées de la Basilique avec leurs chapelles ainsi que l'aile est du couvent.

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- Arrivée à pieds à St Maximin, derrière le mur à droite le jardin de l'enclos

où des spectacles ont lieu régulièrement -

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En 1404, grâce à la générosité de Jean le Maingre de Boucicaut, Maréchal de France, la sixième travée est édifiée au dessus de la crypte qui est remise à neuf. Le bienheureux André Abellon prieur originaire de Saint Maximin fait construire le premier choeur, l'aile nord et le cloître du couvent.

En 1496, le Roi René fonde le collège pour l'enseignement des jeunes religieux et fait rehausser les bâtiments du couvent d'un étage.

De 1508 à 1532 sous le priorat de Jean Damiani, les travaux sont enfin achevés : les trois dernières travées, la couverture des voûtes, les portails latéraux et la pose de vitraux historiés qui seront détruits lors des guerres de religion, à peine 60 ans plus tard !

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Les travaux s'arrêtent définitivement en 1532 après 236 ans de labeur, faute de ressources financières, à la suite des guerres et des épidémies de peste de l'époque. Malgré cela la Basilique dans son aspect général présente une grande homogénéité de style et il s'en dégage une parfaite harmonie. "On la croirait faite d'un seul jet, on la croirait l'oeuvre d'un jour" (L. Rostan).

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Le portail et le clocher ouest n'ont jamais été édifiés et la rosace de vitraux n'a jamais pris sa place au-dessus de l'entrée.

Elle est inscrite sur la liste des monuments historiques de 1840.

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- Le retable de la Passion d'Antoine Ronzen dit "le Vénitien" (1512 - 1562) -

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- La chaire réalisée par Frère Gudet - 1698 -

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- La Crypte de Sainte Marie-Madeleine -

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- Les sarcophages de la crypte gallo-romaine datent des IV et Vème siècles -

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Le reliquaire de Marie-Madeleine contient un crâne qui, d'après une expertise officielle de 1974 "appartient à une femme âgée d'environ 50 ans, de type méditerranéen". La tradition -immémoriale- affirme que c'est celui de Marie-Madeleine. Ce reliquaire contient également un tube de cristal, le "Nuli Me Tangere" il s'agit d'un morceau de "substance osseuse" qui se serait détaché du front lors de l'inventaire de 1780. La Tradition pense que c'est le morceau de peau touché par le Christ à la Résurrection, disant à Marie-Madeleine : Ne me touche pas, je ne suis pas encore monté vers Mon Père". Le crâne faisait partie des ossements découverts par Charles II d'Anjou en Décembre 1279 dans le sol de cette crypte. Il était contenu à l'origine dans un reliquaire d'or et d'argent, avec une couronne d'or et pierreries offerte par le père de Charles II. Ce reliquaire disparut en Novembre 1793. Le reliquaire actuel, d'aspect similaire au premier, oeuvre de l'architecte Revoil, et sculpté par Didron, date de 1868. Il est sorti une fois l'an, lors des fêtes de Marie-Madeleine, en Juillet. Sainte Maire-Madeleine est la patronne de Saint-Maximin et de la Provence.

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- La Vierge, St Joseph et Ste Anne, tableau de Michel Serre (1658 - 1733) -

L'originalité de cette toile est que la tête de l'enfant aurait été maquillée

pour être remplacée par celle de ... Napoléon !

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L'orgue historique construit entre 1772 et 1774 par Jean-Esprit Isnard, Frère convers dominicain de Tarascon, et composé d'un double buffet comptant près de 3000 tuyaux.

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Annexes : Si vous zoomez les images ci-dessous je pense qu'elles sont suffisamment nettes pour les lire, il s'agit des panneaux exposés dans la Basilique.

Sur votre ordinateur, touches : (cmd) et (+)    ou    (window) et (+) . 

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Les + : - Parking gratuit pour visiter la ville et sa Basilique,

            - Beaucoup d'explications sur place,

            - Nous avons eu la chance d'entendre raisonner l'orgue,

            - Les photos sont possibles dans la crypte (attention il y a des vitres prévoir polarisant).

Les - : - Pour voir le Cloître il faut passer par le syndicat d'intiative, et là bizarre, dans le jardin des déjeuners sont servis, en effet, un hôtel de luxe est installé dans le couvent...

           - La ville côté commerces n'est pas très propre, attention aux crottes de chiens...

        - Sur place, on trouve beaucoup de restaurations du monde, mais peu de saveurs provençales, nous nous sommes du coup posés dans un minuscule restaurant avec vue sur la Basilique "La table en Provence" le service est long mais sympathique, aux heures les plus chaudes c'était très agréable, il vaut mieux réserver (04.94.59.84.61), les plats sont savoureux et mijotés sur place (à savoir ils font épicerie fine - il y a des idées cadeaux sympas).


 * * * * * Bises Aile * * * * *

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lundi 28 octobre 2013

Le Massif de la Sainte-Baume - Var (83) / Bouches du Rhône (13)

 Je dédie ce billet à notre Ami Patriarch, Compagnon, qui nous a quitté dernièrement.

Capture d’écran 2013-10-12 à 19- Il est long et escarpé le chemin pour atteindre la grotte,

 mais la vue y est superbe ! -

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La Sainte-Baume est un massif provençal du Sud-Est de la France, qui s'étend entre les départements des Bouches-du-Rhône et du Var sur une superficie de 45 000 hectares.

Les deux sommets les plus élevés, de mêmes altitudes, sont le Joug de l'Aigle et le Signal des Béguines qui culminent à 1 148 mètres. Le massif comprend également sur son flanc ouest le point culminant des Bouches-du-Rhône : le Pic de Bertagne qui atteint l'altitude de 1 042 mètres.

Le caractère exceptionnel du site tient à la présence d'une hêtraie développée, préservée depuis des siècles, et de la grotte de Sainte Marie-Madeleine,  lieu de pèlerinage majeur au Moyen Âge.

(Source Wikipédia)

*La Grotte (en provençal baumo) de Sainte Marie-Madeleine est une Grotte naturelle creusée par l'érosion. Elle est dite "Sainte" du fait que, selon la tradition de Provence, Sainte Marie-Madeleine y vécut les trente dernières années de sa vie, retirée du monde.

Sainte Marie-Madeleine est une femme dont l'évangile nous dit qu'elle fut une "pécheresse dans la ville", de qui le Christ chassa sept démons, qui devint alors son disciple, qui l'honora trois années durant par sa fidélité aimante, qui fut une des rares parmi les disciples à être présente au pied de la croix, et à qui le Christ apparut en premier au matin de Pâques.

La tradition de Provence raconte qu'après la Résurrection de Jésus, lors des premières persécutions contre les Chrétiens, Marie-Madeleine et plusieurs autres disciples furent expulsés de Terre sainte. Confiés à un frêle esquif sans voile ni gouvernail, ils traversèrent miraculeusement la Méditerranée et accostèrent au lieu désormais appelé "Saintes-Maries-de-la-mer", près d'Arles.

Ces exilés devinrent les premiers évangélisateurs de la Provence. Marie-Madeleine prêcha à Marseille. Puis, désirant s'isoler, elle remonta l'Huveaune, franchit le bois sombre de la Baume et s'installa dans la grotte qui depuis porte son nom. Ici telle la bien-aimée du Cantique des Cantiques, "colombe cachée au creux des rochers, en des retraites escarpées", elle put s'adonner à la contemplation du bien-aimé, le Christ, rédempteur de cette humanité dont elle est la figure. La tradition dit que sept fois par jour les anges l'élevaient jusqu'aux plus hautes Sphères où résonnent leur céleste liturgie.

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(D'après plaquette sur place)

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- Au départ du chemin du Canapé, dans la forêt,

un obélisque gravé sur toutes ses faces a été planté lors des Rameaux 2011

par des Compagnons de Brives-la-Gaillardes et de Toulon -

Il s'agit de Chef-d'Oeuvre de réception d'un graveur de pierre reçu Compagnon,

sous le nom de Languedoc Coeur Sincère,

voici ce qu'il nous raconte :

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Je ne me lancerai pas dans son déchiffrage, chacun aura loisir de suivre sa propre interprétation ;0)

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Deux chemins mènent à la grotte, nous avons choisi "le chemin du canapé" pour l'aller si le nom paraît inspirer le repos il en est tout autre, les marches ne se comptent plus et... attention aux moustiques ! (sourire). Pour le retour nous avons emprunté celui "des roys".

*

La Forêt relique de la Sainte Baume s'étend sur plus de 138 hectares à une altitude moyenne de 750 mètres. Située à l'Ubac de la chaîne, elle bénéficie d'un micro climat. Vénérée depuis la plus Haute Antiquité, elle est unique en Provence. Elle fut de tout temps protégée et mise hors de coupe excepté durant l'époque révolutionnaire. Papes, Souverains et Comtes de Provence, Rois de France veillèrent au respect de cette interdiction :

- Le Pape Boniface VIII en 1299 frappant d'excommunicaiton quiconque touchera aux arbres de la forêt,

- Robert, Roi de Naples et Comte de Provence en 1319,

- Louis II, Comte de Provence, renouvelle "défense d'y chasser d'y couper du bois ou d'y faire paître les troupeaux sous peine d'amende",

- François 1er en 1538,

- Henri II en 1554. Ce dernier fit construire une chapelle aujourd'hui disparue,  à la lisière de la forêt et placer ses armes sur le fronton de la porte avec cette inscription " Sauvegarde du Roy" en signe de sa royale protection,

- Charles IX en 1564, "interdition de couper du bois pour faire galères, navires, et autres vaisseaux de mer",

- Le Parlement d'Aix en 1693 interdisant coupe, feu et pâturages "des bois et des hautes futaies".

En 1838, la forêt passe sous l'administration des eaux et forêts. De nos jours, elle est gérée par l'Office National des Forêts (O.N.F.) dépendant du Ministère de l'Agriculture.

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- Ci-dessus la statue d'Henri-Dominique Lacordaire -

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L'aménagement actuel de la grotte date pour l'essentiel de la restauration au XIXème siècle suite aux calamités destructrices de la terreur révolutionnaire (1793). La belle statue de la Vierge du XVIIème siècle a été préservée de la profanation grâce au zèle de huit habitants du Plan d'Aups. Les reliques placées sous l'escalier proviennent de Saint Maximin et furent léguées à la grotte en 1889. Ces vestiges, modestes, laissent deviner le prestige de ce pèlerinage antique qui prit son essor au XIIIème siècle.

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C'est en 1279 que le futur Comte de Provence, Charles II d'Anjou, neveu de Saint Louis, redécouvre à Saint-Maximin les reliques de Marie-Madeleine autrefois dissimulées par crainte des profanations sarrasines (XIIIème siècle)... En 1295 il édifie la Basilique royale de Saint Maximin, écrin pour ce trésor de la foi que le Pape Boniface VIII confie à la garde des Dominicains. Ceux-ci prennent alors le relais d'une longue lignée de moines établis en ces lieux depuis l'Antiquité. Un petit couvent et une hôtellerie sont également érigés près de la Grotte. Dès lors les pélerins affluent nombreux : Rois, Papes, Saints et Saintes, Croyants, Crédules et Incrédules...

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Le très précieux reliquaire réalisé par l'orfèvre lyonnais, Armand Caillat contient les reliques attribuées à Marie Madeleine.

Son contenu ainsi que le crâne provenant de la Basilique Saint Maximin et des ossements de l'Eglise de la Madeleine à Paris ont fait l'objet d'une étude anthropologique en 1974.

La conclusion a été la suivante : "Sans pouvoir affirmer ou infirmer que les ossements examinés appartiennent au même sujet, on peut cependant dire qu'ils appartiennent à une femme de petite stature, de type méditerranéen gracile, et âgée d'une cinquantaine d'années".

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Après la Révolution, il faut attendre 1859 et l'audace du Père Henri-Dominique Lacordaire pour que le pèlerinage retrouve sa vigueur d'antan. D'autres noms illustreront cette nouvelle aube du pèlerinage, comme celui du frère Marie-Etienne Vayssière, dominicain au rayonnement simple et lumineux, gardien fidèle du sanctuaire de 1900 à 1932, ou celui des convers dominicains, Frère Henri (+1940) ou Frère Paul (+1983) immortalisés en Santon de Provence !

 (Texte depuis tablette sur place)

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- Au centre "La Pietà" une oeuvre de Marthe Spitzer 1932 - 

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"Quand on s'appuie au parapet de la Sainte-Baume, on a derrière soi la montagne elle-même,  qui court de l'occident à l'orient sur une ligne parallèle à la Méditerranée. En face s'étend une autre chaîne, plus basse et d'un aspect moins âpre, qui semble venir de Marseille, et qui, près de la Sainte-Baume, se termine brusquement par une pente rapide : c'est le mont Aurélien. Au-delà, et comme à l'arrière-garde de l'horizon, se dresse la croupe sauvage et ardue de Sainte-Victoire. Ce triple rempart ne laisse aucun passage à l'oeil, si ce n'est vers l'orient. Là s'ouvre une plaine étroite et circulaire formée par les collines qui descendent à la fois du Mont Aurélien, de la Sainte-Baume et de Sainte-Victoire. Dans cette plaine qui porte son nom, Saint Maximin avait bâti un oratoire par la même impulsion qui avait conduit Marie-madeleine à la Sainte-Baume. Tous les deux, l'un dans la montagne, l'autre dans la plaine, pouvaient apercevoir la retraite où Dieu les avait rapprochés sans les distraire".

(Extrait de H.-D. Lacordaire, Sainte Marie-Madeleine (1859), fervent plaidoyer pour le rétablissement des lieux saints de Provence). (D'après tablette lue sur place).

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 - Le Père Henri-Dominique Lacordaire (1802-1861) -

- Religieux, Prédicateur, Journaliste, Homme Politique français -

*

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- A suivre bientôt : La Basilique St Maximin


Les + :   Promenade fortement conseillée le panorama y est magnifique,

              Bonne ambiance (bonjours et sourires, quel bonheur !)

Les - :    Les marches inégales du chemin du Canapé,

              Les moustiques.

Divers : Chaussures de marche indispensables.


* * * Bises Aile * * * 

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dimanche 6 octobre 2013

Cotignac - Var (83) - Partie 2/2

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Au cœur de la Provence Verte, à mi chemin des Gorges du Verdon et de la Méditerranée à 100 km d'Aix en Provence, Cotignac se dresse au pied d'un spectaculaire rocher de tuf de 80 mètres de haut et qui s'étale sur 400 mètres de long où le soleil anime les ombres de ses énormes stalactites.

Pourquoi cette forme si particulière avec des stalactites ?

Sous l'ère quaternaire, une chute d'eau provenant de la rivière La Cassole s'y déversait, à partir du XIème siècle la rivière a été détournée plus à l'est pour se jeter dans l'Argens, puis le village a été construit à la base de cette chute.

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Les deux tours carrées dites "sarrazines" ou "de guet" au sommet du ro­cher sous lequel s'abrite le village, appartiennent aux premiers siè­cles de la féodalité, elles ne possèdent pas d'entrée, il se dit qu'elles auraient été reliées entre-elles par un réseau de souterrains taillés dans le roc.

Dès l'an 1032, le Château de Cotignac existait et appartenait à Boniface de Castellane.

La seigneurie de Cotignac passa plus tard dans le domaine des Comtes de Provence. 

L'un d'eux, Raymond Bérenger V l'inféoda à Guillaume de Rhéza dit "Le Grand", Lieutenant Général des Armées de Guillaume IV, par une charte du mois de janvier 1232 en échange de services rendus.

Sa fille unique Mathilde de Rhéza épousa Fouques de Pontevès le 27 Novembre 1240, qui devint  Seigneur de Cotignac, de Carcès, de Bargême etc. 

Cotignac passa ensuite par mariage dans les maisons de Simiane, de la Tour d'Auvergne, de Rohan-Soubise, et enfin de Condé en 1833.

Au XIVème siècle, le Château fut abandonné au profit d'une résidence située sur les hauteurs du rocher.

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- Une des jolies boutiques -

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- Photo bizarre j'en conviens mais il y avait des travaux -

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La fondation de Cotignac est très ancienne, le premier village aurait été construit au sommet du roc à l'époque féodale, puis afin de se protéger il serait venu se nicher à la base du rocher ; En effet le Roc permettait le repli de sa population, de ses animaux et des denrées lors des invasions, plusieurs vestiges attestent que la roche a été habitée. Quant à la rivière, elle faisait tourner les moulins à farine.

En 1314, le village a vu s'installer l'hospice de la charité.

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- La jolie vue sur le village depuis la petite fenêtre troglodyte -

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A la fin du XIXème siècle, le rocher servit de carrière pour la construction du village actuel, en 1897 une usine hydroélectrique lui fournissait de l'électricité.

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- Les anciens pressoirs à huile d'olive du Moulin Piquet,

le dernier à avoir fonctionné sur la commune -

*

C'est au XVIème siècle que la culture de l'olivier s'est développée à Cotignac : 2 moulins à huile sont déjà mentionnés pour cette période, 5 à la fin du XVIIIème siècle et 14 à la fin du XIXème siècle. Ils utilisaient la force motrice de rivière "la Cassole" et des autres cours d'eau du village. Le "Piquet" était un droit de mouture que l'on devait payer au Seigneur pour pouvoir moudre son blé. Ce terme a pu être conservé en raison de la présence de deux moulins à blé dans le même quartier. Lorsqu'en 1925 le seigneur céda le moulin à huile à la communauté, il se réserva le droit de mouture d'olives pour lui et ses hommes de confiance. Les olives étaient déposées dans des grands paniers de forme aronde (des scourtins) qui étaient superposés et écrasés ensuite par le mécanisme. L'huile vierge était récoltée dans une rigole puis des bassins situés de chaque côté.

(D'après la plaquette sur place).

 

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Cotignac doit son importance économique à sa production d'huile d'olive, et historique à un vœu d'Anne d'Autriche et au pèlerinage que fit Louis XIV (encore chaque année des pèlerinages le 15 août et 8 septembre), en 1660 à la Chapelle de Notre Dame de Grâces, située sur le Mont Verdaille, non loin des remparts de cette petite ville (voir partie 1/2 ici).

(Avec l'aide de Wikipédia et du Site de la commune).


 Les + : Village dans son ensemble est magnifique,

               La restauration sur la place est très agréable sous les platanes,

               Le chemin d'accès jusqu'au roc est superbe,

               (passage sur le côté de la mairie, ou sous la tour de l'horloge),

               Un jardin luxuriant  bien entrenu ! 

Les -  :    Pas facile pour trouver un emplacement de parking,

               Chapeau et bonnes chaussures pour aller au roc vivement conseillés.

Attention : Pour ceux sujets au vertige, il n'est pas conseillé d'aller se promener dans la galerie du roc (accès payant), ce qui n'empêche d'aller jusqu'à l'entrée et bénéficier d'un point de vue charmant.


 Divers : 

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C'est à Cotignac que le Chanteur Joe Dassin s'est marié en 14 janvier 1978 avec Christine Delvaux.

Je vous laisse avec une musique que je dédie à l'Ami Patriarch :

 

- Joe Dassin, Salut -


 *** Bises Aile ***

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jeudi 3 octobre 2013

Sanctuaire Notre Dame de Grâces - Cotignac - Var (83) - Partie 1/2

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Le 10 et 11 août 1519, Jean de la Baume, un bûcheron, en gravissant le Mont Verdaille est témoin de deux apparitions de la Vierge Marie qui lui demande la construction d'une église à Cotignac. 

Les travaux pour la construction de l'église commencent dès le 14 septembre 1519. 

Le 17 mars 1521,  le Pape Léon X accorde une série de privilèges au sanctuaire provençal.

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Naissance de Louis XIV :

Après 20 ans de mariage, Louis XIII et Anne d'Autriche n'ont toujours par d'enfant et le trône de France n'a pas d'héritier.

Le 27 octobre 1637 un moine, le frère Fiacre, pendant qu'il prie, reçoit une révélation intérieure : la reine Anne d'Autriche doit demander publiquement trois neuvaines de prières à la Sainte Marie, alors un fils lui sera donné. Une fois informée, la Reine croit et continue les neuvaines déjà commencées par le frère Fiacre le 8 novembre 1637. Les neuvaines se terminent le 5 décembre suivant. Neuf mois plus tard, le 5 septembre 1638, Louis XIV naît à Saint Germain en Laye.

Le 10 février 1638, Louis XIII décide de consacrer le pays entier à Notre Dame. C’est le fameux «voeu de Louis XIII».

La visite de reconnaissance de Louis XIV et d'Anne d'Autriche :

La Régente Anne d'Autriche et le Roi Louis XIV, au début de son règne ont l'occasion de venir à Cotignac. Cette occasion leur est fournie par la signature du Traité des Pyrénées, réconciliant en 1659 la France et l'Espagne. Est prévue une rencontre des deux Rois, sur la frontière commune. C'est le samedi 21 février que le cortège royal arrive à Cotignac.

Un seul chemin carrossable atteint alors le Sanctuaire, depuis la route de Montfort. Encore faut-il l'élargir. Ce chemin de Louis XIV, Louis, la Reine et tout le cortège le parcourent jusqu'à l'escalier qui reçoit le même nom. Le jeune Roi, qui a 21 ans, fait don de sa bague en or et d'un cordon bleu : il s'agit d'un long cordon de moire bleu céleste que portent les membres de l'Ordre du Saint-Esprit dont Louis XIV fait partie, comme tous les membres de la Famille Royale.

*

C'est le mois de juin suivant qu'a lieu le 2e grand événement surnaturel de Cotignac : l'apparition de Saint Joseph du Bessillon : 

 Le 7 juin 1660, Gaspard Ricard, un berger, garde son troupeau sur le versant du Bessillon, est assoiffé. Un homme lui apparaît et lui dit : "Je suis Joseph, enlève le rocher et tu boiras". Gaspard Ricard soulève un énorme rocher sans problème et boit une eau fraîche et pure.

 De cette apparition est créé le Monastère Saint-Joseph du Bessillon, à ses pieds une fontaine qui ne tarie jamais.

*

De retour à Paris, Louis XIV demande au Frère Fiacre d'offrir en son nom à Notre-Dame de Grâces, plusieurs exemplaires du-dit Traité des Pyrénées; ce dont Frère Fiacre s'acquitte en mars 1661, avant de continuer son pèlerinage vers Rome, mandaté cette fois par la Reine Anne. Celle-ci meurt en 1666. Un an après, dans le sanctuaire, Louis XIV fait apposer une plaque à la mémoire de sa mère, rappelant qu'il fut donné à son peuple par les vœux qu'Anne d'Autriche a faits dans cette église. Elle s'y trouve toujours, bien lisible (ci-dessous).

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Cotignac est un lieu unique dans le monde puisque l’église reconnaît qu’il y a eu deux apparitions : Une de la Vierge Marie et une de Saint Joseph et par extension toute la Sainte Famille.

(avec l'aide Wikipédia)

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Les + : Le calme ce jour là,

           Un jardin agréable,

           Le chant des cigales.

Les - :  Pas facile à trouver,

           On ne sait pas jusqu'où aller en voiture,

           Le village de Cotignac n'est pas visible d'en haut (arbres).


 ***** A mes ch'tits parents, ils comprendront pourquoi ce post aujourd'hui  ;0) ***********


 

A suivre Cotignac Partie 2... 

Bises Aile

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mercredi 1 août 2012

Vendôme - Loir et Cher (41) - Partie 2/2

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Cette porte est la seule encore en place parmi les quatre qui contrôlaient l'accès dans la ville.
En 1467, le Comte Jean VIII la concède à perpétuité aux échevins qui décident d'y tenir leur assemblée.
Elle est ornée d'un décor de médaillons au XVIe siècle.

Les réunions du Conseil Municipal et les mariages s'y déroulent de nouveau depuis sa restauration en 1959 suite à l'incendie lié au bombardement de 1940.

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- "Le Cavalier tombé" oeuvre de Louis Leygue de 1945,

agrandie et fondue en 1985 exposée devant l’Hôtel de Ville de Vendôme -

L'hôtel de ville

A l'origine il s'agissait d'un ancien Collège dirigé par les Oratoriens (congrégation religieuse établie en France au XVIIe siècle), fondé en 1623 par le Duc César de Vendôme, il le restera malgré les troubles de la Révolution française.

De 1635 à 1779, briques et pierres sont assemblées selon l'esthétique polychrome de l'architecture classique française.

Puis cet édifice change plusieurs fois de nom et de fonctions :

- Lycée en 1848, il prend le nom de Lycée Ronsard en 1930 (Il sera déplacé au Nord de la ville en 1974 à cause de sa vétusté, voir photos plus bas).

- Hôtel de ville en 1982.


 

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- Hôtel du Bellay aujourd'hui du Saillant -

Honoré de Balzac fut élève pensionnaire de 1807 à 1813, au Collège de Vendôme. La tradition veut qu'il effectue ses punitions, enfermé dans un cachot ou petit placard qui était en fait une sorte de réduit sous l'escalier de l'ancien hôtel particulier de la famille du Bellay devenue demeure des Directeurs du Collège (XVe S), rebaptisée Hôtel du Saillant, aujourd'hui on y trouve l'Office de Tourisme.

"Nous fûmes, Louis et moi, si accablés de pensums que nous n'avons pas eu six jours de liberté durant nos deux années d'amitié. Sans les livres que nous tirions de la bibliothèque, et qui entretenaient la vie de notre cerveau, ce système d'exigence nous eut menés à un abrutissement complet" - Honoré de Balzac - "Louis Lambert"

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- Le Loir, s'écoule doucement au pied de l'Hôtel -

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- L'arbre à insectes auxiliaires du jardin installé dans le parc -

(Coccinelles, Guêpes solitaires, Perces oreilles, Carabes,

Osmies, Xylophages, Chrisopes, Abeilles solitaires)

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- L'Eglise Ste Marie-Madeleine -

Fondée en Juin 1474 par Jean VIII, Comte de Vendôme aidé par les dons des Vendômois. Plusieurs Confréries comme celles de St Fiacre (Patron des jardiniers) et de St Vincent (Patron des vignerons) sont rattachées à cette église et illustrent cet attachement des Vendômois à leur paroisse créée en 1487. Un ancrage qui se manifeste aussi, lors de la vente en 1792 de l'église comme bien national, puisque les habitants rachètent alors l'édifice. Le culte n'y est établi qu'après le Concordat de 1802.

La flèche en pierre de l'église est de style gothique flamboyant VIème Siècle.

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- Le vitrail du XVI derrière l'autel -

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- L'intérieur a été restauré et embelli au XIXème Siècle -

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- La Bibliothèque -

construite en 1866-1868, par l'Architecte Edouard Marganne, elle abritait également le Musée et la Société d'Archéologie. En Juin 1940 elle sert également d'Hôtel de ville suite au bombardement de la Porte St Georges. En 1982,  l'Hôtel de ville est transféré dans l'ancien Collège Ronsard.

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- La Tour St Martin -

Il s'agit de l'ancien clocher d'une église du XV-XVIe Siècles, transformée en 1791 en halle aux grains. Au XIXe des boucheries sont aménagées dans le bas-côté nord. Un plancher est installé à mi hauteur pour accueillir l'atelier des militaires du quartier Rochambeau, lorsque le plancher est supprimé en 1854, la voûte s'effondre, suite à quoi l'église est démolie en 1857, subsiste son clocher transformé en beffroi.

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- La Statue du Maréchal Rochambeau -

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- Une des maisons à pans de bois -

Le pan de bois est un mode de construction très courant à l'époque médiévale et encore utilisé aux XVIIIe et XIXe siècles par souci d'économie. A cette époque, l'illusion d'une façade en pierre est rendue à l'aide d'enduits travaillés, destinés également à lutter contre la propagation du feu. Sous certaines façades derrière l'enduit se cache souvent une structure de bois.

Datée du XVe Siècle, la maison Saint-Martin est entièrement construite en poteaux de bois reposant sur des sablières (poutres horizontales). Les briques, ou sur d'autres maisons le torchis, sont là pour combler les espaces, tandis que des pièces de bois obliques (en écharpe) renforcent la stabilité de l'édifice.

Cette maison à encorbellements abrite sans doute dès l'origine une boutique en rez-de-chaussée. Quatre consoles sculptées représentent : St Martin, St Jacques, St Jean-Baptiste, St Louis.

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- ici la représentation de St Louis -

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- Le Lycée Ronsard -

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- En ville, vue sur le Château -


 

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- Du Château, vue sur la ville -

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Le premier point fortifié au XIe Siècle est un donjon quadrangulaire situé à la pointe nord-ouest du promontoire rocheux (à l’extérieur du parc actuel, dans une propriété privée appelée La Capitainerie).

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- Le lustre d'antan du Château de Vendôme -

L’enceinte médiévale, dont les murs sont encore en partie visibles, date du XIIe Siècle. La tour de Poitiers, tour maîtresse, domine toujours par sa taille cet ancien dispositif, renforcé au XIVe Siècle.

Délaissé par les Ducs de Vendôme, le Château est rattaché à la couronne en 1712 mais n’en obtient pas plus d’attention.

En 1791, la ruine du Château est confirmée par sa vente à divers propriétaires.

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Le cèdre majestueux (à gauche sur la photo ci-dessus), planté en 1807, témoigne de son renouveau en tant que parc d’agrément. En mars 2001, l’effondrement d’une tour et d’une partie du mur d’enceinte explique de nos jours la position de vestiges à mi-pente du talus.

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Dans l'enceinte du Château, entourées d'un jardin romantique, subsistent les fondations de la Collégiale Saint-Georges (XIe siècle) matérialisée par des haies d’ifs (plantées en 1935). Elle fut la nécropole des Bourbons-Vendôme jusqu'au XVIIe Siècle, on y trouvait notamment les sépultures de Jeanne d'Albret et d’Antoine de Bourbon, parents d’Henri IV.

Le démantèlement du Château, après la Révolution, va de pair avec celui de ce sanctuaire, déjà mis à mal par deux assauts (en 1562 par les huguenots et en 1793 par les révolutionnaires).


Sources Photos internet, sauf celles siglées Ailonuages - Textes inspirés des plaques émaillées sur place, Wikipédia.

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* * * * * Bises à vous, Aile * * * * *

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lundi 30 juillet 2012

Vendôme - Loir et Cher (41) - Partie 1/2

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Vendôme est une commune française, située dans le Département du Loir-et-Cher et la Région Centre.

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- La passerelle Jean Monnet, ornée de son manteau fleuri, superbe ... -

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- La Porte d'eau -

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- L'Abbaye de la Trinité -

STE TRINIT

Il est raconté qu'autour de 1032, par une nuit de Carême, Geoffroy Martel, 5e Comte de Vendôme et son épouse Agnès de Bourgogne voient trois étoiles tomber dans une fontaine de la prairie en contrebas du château. Ils décident d'y fonder un monastère dédié à la Sainte Trinité et le confient aux moines bénédictins de Marmoutier.

1038, Geoffroy rapporte la Sainte Larme, de Constantinople, ce qui donne lieu à un important pélérinage ;

1040, Le Choeur est achevé ;


 

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1047, Rattachement direct au Saint Siège à Rome ;

1271, L'Abbaye est délabrée, les moines font reconstruire l'Eglise ;

1308, Le Choeur est reconstruit, mais les travaux importants et le manque de revenus font que le Transept reste de style roman ;

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 L'espace devant l'église est traditionnellement un lieu d'accueil et d'échanges. Au moyen-âge jusqu'au XVIIIe siècle, des marchands paient aux moines le droit de vendre des bibelots, images, cierges et oiseaux au sein de l'enclos du monastère. Encadrant l'entrée, les greniers construits à la fin du XIe siècle conservaient les céréales récoltées sur les terres dépendant de l'abbaye.

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- Détail d'un des greniers de l'Abbaye -


 1506, Les travaux se terminent par la façade (gothique flamboyant) ;

1539, Mort d'Antoine de Crevant, dernier Abbé régulier élu par les Moines, le Concordat de 1516, fait que les Abbés sont élus par le Roi. Rapide décadence de l'Abbaye ;

1621, La réforme de l'Abbaye est entreprise par la Congrégation Bénédictine de St Maur, les Moines reconstruisent une partie des bâtiments conventuels, dont l'aile sud du cloïtre,

1790, Les religieux sont dispersés, les scellés sont apposés à l'Abbaye,

1791, L'église abbatiale est rétablie comme lieu de culte et devient église paroissiale,

1791-1792, les biens de l'Abbaye sont vendus comme biens nationaux, l'administration du directoire s'installe dans les bâtiments,

1802, Les bâtiments de l'Abbaye sont réutilisés pour un quartier de cavalerie baptisé quartier Rochambeau en 1886,

1907, Destruction de la galerie du cloître par le génie militaire pour y installer un manège. Seule l'aile nord en appui à l'église est encore en place,

Juin 1949, L'église, le clocher, le cloître et le logis abbatial sont classés monuments historiques.

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- L'Eglise abbatiale -

La sculpture atteint ici le seuil de la virtuosité. Le réseau en pierre sculptée (remplage) de la baie centrale, par le jeu imbriqué de motifs en forme de flammèches (mouchettes) donne l'impression d'un "embrasement sculpté".

Le clocher de l'église constitue aussi un édifice exceptionnel construit au XIIe siècle. Il ressemble au clocher sud de la cathédrale de Chartres qui lui est contemporain.

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- Le Clocher vu des jardins -


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- L'ancien Réfectoire -

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- Le Logis du Prieur (aujourd'hui propriété privée) -


 Sources Photos internet, sauf celles siglées Ailonuages - Textes inspirés des plaques émaillées sur place, Wikipédia.

ceel7hwx* * * * * Bises à toutes et tous, Aile * * * * *

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jeudi 28 juin 2012

Preuilly sur Claise - Indre et Loire (37)

 Preuilly sur Claise est une jolie commune située en Indre et Loire, entre la Touraine, le Berry et le Poitou, du côteau elle domine  la vallée de la Claise.

La ville s’étage entre la Claise et le bord du plateau calcaire qui s’étend presque jusqu’à Loche, elle garde en ses terres de nombreux vestiges Paléolithiques et Néolithiques.

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- L'Abbatiale St Pierre -

Elle faisait partie de l'ancienne abbatiale bénédictine fondée juste avant l'an 1000 ; Deux influences architecturales se mêlent, poitevine et tourangelle. Elle a été restaurée et remaniée au XIXème Siècle. Son toit aux tuiles vernies font penser à ceux de la Bourgogne.

 

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Sur les hauteurs, le Château du Lion,

930 le Vicomte Atton, premier seigneur connu, y construit un château en bois appelé Château du Lion ;

1116, il est intégralement détruit par Foulques II d'Anjou ;

1130, Le Château est reconstruit vers 1130 par Pierre de Montrabel ;

XIV eme siècle, la forteresse soutient plusieurs sièges contre les Anglais, qui finissent par s'en emparer et le démanteler ;

Vers 1422,  Pierre Frotier, premier Baron de Preuilly et époux de Marguerite de Preuilly, restaure le Château à grands frais et en profite pour l'agrandir et le fortifier. Charles VII lui confie l'éducation de sa fille Jeanne, eue de ses amours avec Agnès Sorel. Les successeurs de la famille Frotier seront : Les Gaucourt, les d'Amboise, les de la Rochefoucault, César de Vendôme, les Chasteigner de la Rocheposay, les de Crevant d'Humières, les de Gallifet et les de Breteuil.

1369, Du Guesclin et Jean de Bueil rendent le Château à son propriétaire légitime, Eschivart VI ;

Début XVII, César de Vendôme termine les réparations ;

1700, Les Barons abandonnent le Château et s'établissent  à Azay-le-Ferron ; Le nouveau propriétaire est Nicolas le Tonenelier de Breteuil ;

1761, L'ancienne forteresse est reléguée à l'état de grange ;

XIX, Le Château n'est plus qu'un entrepôt de matériaux de construction... En effet son propriétaire Nicolas le Jeune en 1803, le démantèle pour en vendre pierres et poutres ;

1816, Le Maire d'alors détruit le pont-levis et se sert du comblement des douves pour permettre la construction de la nouvelle route de Tours ;

XXème, La famille Cartier procède à la restauration des lieux, sans trop se soucier du style, le principal sauver le Château ;

1966, Lea propriété est cédée à une société archéologique est devient musée (Le Musée de la Poterne).

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- Le Château du Lion -

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- L'hôtel de la Rallière -

Construit au XVIIème Siècle par Samuel Gaudon, protestant natif de Preuilly, qui a fait fortune en exerçant la très lucrative fonction de Fermier aux entrées de Paris. Celui-ci est embastillé le 26 janvier 1649, par la force des choses les travaux sont interrompus ;

Au cours du XVIIIe siècle, les travaux se poursuivent, rattachés au domaine de Preuilly et d’Azay-le-Ferron.

Pendant la Révolution, les combles sont utilisés comme prison pour y détenir des soldats vendéens.

Début du XIXe siècle M. Dauphin en fait l'acquisition ;

1853, le propriétaire en fait don à la Commune afin d'y établir un Hospice et un lieu d’enseignement pour jeunes filles.

1992, est la date de sa désaffection.


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* * * A bientôt, Aile * * *


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"Le Relais des Pêcheurs" - Preuilly sur Claise

Posté par A i l e à 07:49 - Douce Touraine - Commentaires [0] - Permalien [#]
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